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Montaigne queer lesen – ein Versuch Beitrag

Birgit Wagner

Comparatio, Volume 10 (2018), Issue 1, Page 87 - 106

Cet article aborde la question de savoir dans quelle mesure il est possible de faire une lecture queer de Montaigne. Comment aborder un texte datant d’une époque disposant d’un horizon épistémologique totalement différent du nôtre ? Le point de départ de l’argumentation est le constat d’une extrême disparité entre les interprétations de l’essai ‚De l’amitié‘. Les commentateurs classiques comme Hugo Friedrich ou Jean Starobinski ne se laissent pas dérouter par les déclarations étranges de Montaigne après la mort de son ami La Boétie. Mais un grand nombre d’interprétations pensent à une altération de la relation entre Montaigne et La Boétie. L’article opte pour une reconstruction prudente de cette amitié qui se met en scène selon le code idéal de l’amour entre les philosophes grecs Socrate et Alcibiade. Dans une seconde étape, les raisons qu’a pu avoir Montaigne de supprimer les sonnets de son ami dans L’Exemplaire de Bordeaux seront examinées. Le concept de l’amitié chez Montaigne est soumis à une relecture ouverte sur les possibilités de l’amour et du sexe dans les limites sociales de l’époque. This article poses the question if a queer reading of Montaigne makes sense. How can we approach a text of another era like the early modern period when its epistemological horizon is completely different from ours? The starting point here is the observation that Montaigne’s essay ‚On Friendship‘ has produced very different interpretations. Well known studies written by Hugo Friedrich and Jean Starobinski ignored the seemingly embarrassing statements of Montaigne concerning his friend La Boétie after his death. Then again, there are many interpreters who had a rather critical view of what this relationship really meant. This new approach is therefore trying to carefully reconstruct this friendship which was shaped according to the ideal of love between the Greek philosophers Socrates and Alcibiades. As a second step, it analyses the reasons Montaigne might have had to omit the sonnets of his friend in the Bordeaux edition. Montaigne’s idea of friendship is thereby framed within the possibilities of love and gender of its era by delicately questioning what was socially acceptable at the time.

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