Weiter zum Inhalt

„Au téléphone“ – Schreckensvisionen der Telekommunikation im Grand Guignol und im frühen Film


Kirsten von Hagen


Seiten 219 - 233



Depuis son invention, le téléphone a fait son entrée en littérature, au théâtre et au cinéma. Mon article se concentrera tout particulièrement sur les oeuvres théâtrales et cinématographiques qui font évoluer leurs propres procédés narratifs au moyen du téléphone, tout en thématisant – à la Alfred Hitchcock – la face sombre de ce moyen de communication. Je commencerai par ‚Au Téléphone‘, drame datant de 1901 d’André de Lorde et Charles Foleÿ. Outre qu’il suggère une proximité de façade, ce tout nouveau média qu’est alors le téléphone et les réactions des protagonistes au bout du fil renforcent l’effet d’épouvante de cette pièce du Grand Guignol en restituant les événements terrifiants non pas directement, mais par la seule perception auditive. Le cinéma des premiers temps a lui aussi instrumentalisé le téléphone pour explorer de nouveaux modes de narration filmiques, comme David Wark Griffith en a fait la brillante démonstration dans ‚The Lonely Villa‘ (1909) et ‚The Lonedale Operator‘ (1911), car c’est bien le génie du téléphone qui a inspiré son montage parallèle.

Since its invention the telephone has entered literature, the theatre and the cinema. My article focuses on the theatrical and cinematographic works which have developed their narrative strategies by means of the telephone while revealing the sombre face of this modern tool of communication in the way of Alfred Hitchcock. I begin with ‚Au Téléphone‘, a play by André de Lorde and Charles Foleÿ, which was performed in 1901. This new medium has reinforced the terrifying aspects in the play of Grand Guignol by the exclusive concentration on the acoustic dimension. The early cinema has also employed the telephone in order to explore new narrative and filmic techniques. Thus David Wark Griffith has given a brilliant example of such an exploration in ‚The Lonely Villa‘ (1909) and in ‚The Lonedale Operator‘ (1911), because it is the genius of the telephone which has inspired the parallel montage in these movies.

Empfehlen


Export Citation